
Qui peut prétendre avoir vu un feu d'artifice de son canapé à quelques mètres à peine, à sentir son odeur caractéristique, ébloui par la lumière, les oreilles en compotes.... ? Moi ! Je répond.
Pas plus tard qu'hier soir donc, entre 21h et 3h du matin, des explosions, des lumières scintillantes venant de partout ont célébré le nouvel an Chinois et le lapin par la même occasion. Mais c'est à minuit que les bombardements, heu les explosions et lumières en tout genre étaient à leurs paroxysmes. Nos vitres en ont tremblés ! C'est assez féeriques, impressionnant mais heu, flippant.
Ba oui... quand pour notre petit 14 juillet, on ne peut faire un feu d'artifice qu'avec une armée de pompiers autour, quadrillant le périmètre, les mains sur la lance et le robinet près à dégainer à la moindre étincelle rebelle, les Chinois eux, sans complexes, en balancent à tout va des caisses à tous les coins de rues, juste aux pieds des immeubles ou autres habitations. Même pas peur.
Enfin c'était très chouette, grandiose, et à voir !






Je viens de finir de lire "Petite fleur de Mandchourie", écrit par une jeune Chinoise, Xu Ge Fei, qui raconte son incroyable histoire. Si jeune et déjà un passé bien rempli. Elle a vécu son enfance dans un camp forestier à la frontière de la Corée du nord, en Mandchourie. Sa famille, pauvre, a pourtant tout fait pour qu'elle puisse faire ce dont elle a toujours rêvé : apprendre les langues et voyager. Par un travail acharné, cumulant les boulots entre Shenzhen et Shanghai, elle finira sa quête en France.
Les marchés Chinois sont un peu effrayants, il faut bien l'avouer. Des rangées étroites de marchands se suivent et... se ressemblent. Le plus petit centimètre carré est utilisé, tout est bon pour présenter un produit à acheter. Il y a forcément de tout et de rien, surtout de rien et en plastique si possible. Bienvenue au royaume du cheap ! C'est étourdissant, complètement déroutant.
Comme il n'est pas facile de me suivre en ce moment (je me perd un peu moi-même c'est pour dire), je vous la fais bref : après deux mois de France à profiter des miens, à deux ou quatre pattes, du soleil et de la mer, de la nourriture française et à bosser (sisi un peu quand même), nous revoici à Shanghai, ma terre provisoire.






