lundi 27 avril 2009

Dessin rebelle

Dimanche, nous avons chacune fait quelques devoirs. De mon côté, je ne sais pas si c'était le froid, le chaud ou les émotions mais impossible de dessiner correctement. Je m'y suis prise à deux fois sur un pur-sang au trot mais rien à faire, des jambes trop grosse, un garrot trop bas pour le premier. Le second pas mieux, j'ai laissé tomber.

Aujourd'hui, le crayon me démangeait de le refaire une troisième fois. Ça a été la bonne, malgré un dos un chouïa trop long mais je pense que ça passe.

Nan mais.

vendredi 27 mars 2009

Mouvement vs expression

Second fusain de pur-sang en pleine effort. Je m'obstine. Des amies m'ont suggéré que le mouvement n'était pas forcément évident à exprimer lorsqu'on ne voyait pas les jambes du cheval.

C'est pas faux. J'ai cadré serré, ça me plait mais est-ce que les détails comme les naseaux ouverts, les oreilles en arrière, la crinière qui virevolte seront suffisant pour exprimer un effort ?

Et, après-tout, est-ce vraiment le mouvement que je veux exprimer ? Je ne sais pas vraiment ce qui m'attire dans ces têtes au final... ah ba on est bien avancé ma bonne dame ! Je ne cherche peut-être que l'expression, les mimiques plutôt que le mouvement ? Pas simple d'expliquer quelque chose que l'on fait à l'instinct. Parce que j'en ai envie, parce que ça me parle.

Fusain sur papier, 65 x 50 cm

lundi 23 mars 2009

Action

Il me semble qu'il s'agit de mon premier dessin de pur-sang... rien d'exeptionnel la-dedans mais j'aime bien leur expression dans l'action. Ils restent impressionnant de par la traduction de leur effort exacerbé : les veines saillantes sous leur peau fine, l'enorme gouffre nasal qui absorbe l'air, les muscles bombés, le corps étirée à l'extrème...

Fusain sur papier, 65 x 50 cm

dimanche 22 mars 2009

Un dimanche au galop

Comme j'ai envie de dessiner des chevaux de course en ce moment, nous sommes allées nous promener du côté d'Auteuil voir les purs-sangs courir.

Depuis que j'ai une amie qui a travaillé dans ce milieu, je vois les choses différemment. Il y a la beauté de l'effort, de l'animal en mouvement mais aussi tout ce que l'on ne voit pas comme la dureté du métier, l'amour des chevaux, la sueur, les larmes. C'est un brassage d'émotions dans lequel le cheval est au centre de tout.

Une course n'est plus un simple alignement de numéro portés par des chevaux mais le résultat d'efforts, d'entrainements quotidiens, d'énergie, de doute et de fatigue mêlés au bonheur final.

C'est pour tous ces beaux mais éprouvants enchainements de passion que j'ai envie de les dessiner.

Sur les deux photos (en haut et ci-contre), il s'agit de la dernière ligne droite, des derniers mètres de course. Au premier plan, le jockey Christophe Pieux se bat pour la victoire. On ressent toute l'énergie, la puissance du cavalier comme du cheval, tendu vers un même objectif. Puis sur la seconde photo, il sent, il sait que c'est gagné, la tension retombe un peu, le bras de la victoire se lève. Le poteau de l'arrivée n'est plus qu'une limite virtuelle à franchir, une bagatelle.

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samedi 21 mars 2009

Pur-sang au fusain

Hier j'ai aussi commencé une tête au fusain. Un cheval de course, un pur-sang qui court à perdre haleine, les naseaux dilatés, les veines saillantes, les muscles tendus. C'est très beau à voir, impressionant.

J'avais fait une série de clichés avec une amie qui m'avait emmenée dans son (ancien) univers, un centre d'entrainement de chevaux de course. J'avais eu le plaisir de les voir en action le matin à l'entrainement et puis après sous la douche, trempés de sueur, leurs peaux fines laissaient transparaitre leurs veines gonflées de leurs efforts récents.