
Comme j'ai envie de dessiner des chevaux de course en ce moment, nous sommes allées nous promener du côté d'Auteuil voir les purs-sangs courir.
Depuis que j'ai une amie qui a travaillé dans ce milieu, je vois les choses différemment. Il y a la beauté de l'effort, de l'animal en mouvement mais aussi tout ce que l'on ne voit pas comme la dureté du métier, l'amour des chevaux, la sueur, les larmes. C'est un brassage d'émotions dans lequel le cheval est au centre de tout.
Une course n'est plus un simple alignement de numéro portés par des chevaux mais le résultat d'efforts, d'entrainements quotidiens, d'énergie, de doute et de fatigue mêlés au bonheur final.
C'est pour tous ces beaux mais éprouvants enchainements de passion que j'ai envie de les dessiner.

Sur les deux photos (en haut et ci-contre), il s'agit de la dernière ligne droite, des derniers mètres de course. Au premier plan, le jockey Christophe Pieux se bat pour la victoire. On ressent toute l'énergie, la puissance du cavalier comme du cheval, tendu vers un même objectif. Puis sur la seconde photo, il sent, il sait que c'est gagné, la tension retombe un peu, le bras de la victoire se lève. Le poteau de l'arrivée n'est plus qu'une limite virtuelle à franchir, une bagatelle.
Voir la galerie ici >>