Lorsque j'étais plus jeune, je pensais que plus on avançait dans la vie, moins on avait peur. Peur de tout ce qu'une vie peut nous apporter comme angoisse : l'échec, la nouveauté, l'inconnu, la mort, etc. En vieillissant, je me rend compte qu'il n'en est rien. Je trouve la peur plus sournoise voir même plus violente parfois.
Alors qu'en est-il de la sagesse que l'on acquiert soit-disant avec l'âge ? Elle existe, malgré ça, je pense. On réfléchie plus justement ou mieux, peut-être de manière plus posé aussi. C'est ce qui nous fait relativiser sûrement.
Quand à la peinture, à chaque fois que je prend le pinceau, ou plutôt non juste avant de le prendre, lorsqu'il faut s'y mettre, à cet instant précis que parfois ou souvent je recul, j'ai peur justement. Un mélange de tout ce que j'ai cité, sauf la mort, bien sûr. Plus je peins, moins cette frousse me quitte. On pourrait pourtant croire le contraire.
Alors pour la contrer, je fais le vide dans mon esprit, je demande à mes pensées de quitter sur le champs mon cerveau embué. Souvent ça fonctionne. Et je continue.