Je suis plus que convaincue du bien fondé du travail sur la peur et notamment de l'approche que propose Véronique de St Vaulry (ma collègue côté "Art" !) dont j'ai déjà parlé. Sur ma petite jument pot de colle, je n'ai eu aucun mal à lui faire comprendre le principe de l'approche "libre" et par étape. C'est simple elle y va avant même que je lui propose. Elle n'a pas peur de grand chose mais ça reste un cheval-proie et après une longue période forcée d'inactivité, elle avait une autre peur : les objets/odeurs/sons qu'on ne voit pas et qu'on ne peut approcher (foret, arbuste dense, zone inaccessible pour le flérage).
Je m'en suis aperçue les premières fois que je l'ai remonté. Obligé de mettre pied à terre pour qu'elle me suive et même comme ça je ne la trouvais pas rassurée, marchant comme sur des oeufs, naseaux ronflants. Pour le coup, je ne savais pas comment réagir et je me suis maudite de ne pas avoir dans ma bibliothèque "Quand le cheval a peur" ! Plus développé forcément que dans "Communiquer avec son cheval" où elle aborde ce problème dans un chapitre.
Pour ne pas rester sur quelque chose de négatif, ce jour là, j'ai travaillé sur le confort/inconfort. Loin du bois, on travaille, prés du bois et dans le bois, on broute. J'ai misé sur le ventre, chose qui marche très bien avec ma goulue. Puis sur les conseilles de Véro, j'ai travaillé aussi sur la partie à pied que je ne pensais pas être aussi lié à cette peur. Finalement c'est plutôt logique puisque ça va avec la confiance.
Après 3 jours de promenade en main et de révision sur les bases (reculers, flexions, cession épaules/hanches…), j'avais une petite jument qui ne ronflait plus, et qui ne s'est pas arrêtée là où ça faisait très très peur (approche en 5 arrêts le 1er jour), tête plutôt basse et qui me suivait à un peu moins d'1 m derrière moi. Un vrai succès !
Ce qui n'empêche que je vais me commander son livre sur la peur le mois prochain qui manque à ma bibliothèque !




Je viens de finir de lire "Petite fleur de Mandchourie", écrit par une jeune Chinoise, Xu Ge Fei, qui raconte son incroyable histoire. Si jeune et déjà un passé bien rempli. Elle a vécu son enfance dans un camp forestier à la frontière de la Corée du nord, en Mandchourie. Sa famille, pauvre, a pourtant tout fait pour qu'elle puisse faire ce dont elle a toujours rêvé : apprendre les langues et voyager. Par un travail acharné, cumulant les boulots entre Shenzhen et Shanghai, elle finira sa quête en France.
Quelle surprise ce matin ! Je suis tombée par hasard sur un livre sur Jean-Louis Sauvat avec des textes de Bartabas, nouvellement édité… depuis le temps que j'en attendais un. Il y avait bien sur ces croquis équestres sur le travail de Nuno Oliveira mais c'était un trop petit avant-gout comme si on nous tendait un infime morceau d'une carotte que l'on savait entière.
Il y explique sa relation avec le cheval, pourquoi cet animal et comment il a influencé sa vie ou ses rapports humains. Tout ce qu'ils lui ont apporté.
Je viens de terminer le livre de Guy Marchand, "Un rasoir dans les mains d'un singe". Peu de (bon) roman sur le cheval existe. J'avais déjà tout lu Jérôme Garcin, fascinant. Celui-ci, quoi que différent, m'a emmené dans les belles contrées Bordelaises, entre un château, des réunions mondaines, le vin et le polo.






