mercredi 19 mai 2010

Huile en suspension

Partie sur une idée assez précise, enfin il faut croire que finalement pas tant que ça... , j'ai réalisé des dessins entre temps qui m'ont fait douter et perdre mon fil.



Alors loin d'être fini, je préfère la mettre de côté et j'y réfléchie pour savoir comment la continuer. Après la frustration de croire qu'elle-est foirée-ça-y'est-c'est-foutu-poubelle, la réflexion s'est installée, c'est mieux comme ça et pour mon moral qui en avait pris un sacré coup.

Je flanche très vite et remonte doucement. Même les dessins ou peintures que je trouve "réussis" faites dans le même temps, ne m'aident absolument pas dans ce cas là à positiver. Non non je m'enfonce royalement dans ma négative attitude, je m'y complet, presque m'y sens bien. Parce qu'il est peut-être plus facile de se trouver en bas et de remonter que d'apercevoir le haut sans savoir si l'on en verra plus un jour.

vendredi 23 avril 2010

Pas à pas "Esquive"

Finalement, je n'ai pas touché aux lignes graphiques et attaqué la première couche bien diluée, très diluée. Les couleurs sont plus pétantes en vrai d'ailleurs que sur la photo.

Bref... maintenant il faut attendre que ça sèche entre chaque couche. Le plus chiant ! L'attente ! Surtout à ce stade où l'on a l'impression de ne pas avancer. Mais mine de rien, c'est poser les fondations puisque les couches apparaissent à chaque passage. Tout va être lié.

lundi 19 avril 2010

Premier regard

Petit pas à pas en trois étapes (en vrai il y en a eu un peu plus, 4 ou 5, je ne me souviens plus) d'une peinture sur toile à l'huile.

Non pas que ce soit le premier oeil que je peins, c'est juste le premier regard que l'on a échangé, ma nouvelle petite jument et moi le jour de notre rencontre. Séquence émotion ! D'autant plus qu'elles commencent sérieusement à me manquer mes quatre pattes à poil.

lundi 22 février 2010

Commande à l'huile

Voici une des commandes que j'ai réalisé au mois de décembre et pour laquelle je suis assez satisfaite. Qui plus est, il s'agit d'une peinture à l'huile d'un cheval en entier... rien que ça. Alors vous allez me dire, rôooo elle exagère ça doit être facile pour elle... heu non que nenni. Enfin pas toujours. Ah oui l'éternel doute de l'"aaaaaartiste". Peut-être, un peu, surement, complètement !



Enfin si il y a des techniques pour lesquelles je me sens plus à l'aise dans l'exercice de la commande, celle de l'huile peut être tout de même délicate.

En pratique, j'ai pris énormément de plaisir et je remercie la personne qui a reçu le cadeau du commanditaire pour toutes ses belles louanges qui gonflent le moral pour un temps !

mercredi 10 juin 2009

Tête à l'huile

Voici la suite d'une des trois peintures. Il y a des traits à reprendre comme l'oeil de gauche mais rien de grave.

Je ne savais pas trop quelles teintes choisir, je ne me suis pas trop posée de question dessus au début. Je souhaitais d'autres couleurs pour changer. Finalement, je vais rester dans les bleu/ocre et puis pour les prochaines couches, je foncerai de plus en plus. J'ai déjà ajouté du sépia pour refroidir un peu l'ocre trop présent à mon goût.

Ce bleu clair, je souhaite le garder par endroit pour la lumière qu'il apporte.

A suivre...

samedi 6 juin 2009

Trois

Trois nouvelles peintures en cours.

J'en commence plusieurs en même temps pour avancer progressivement puisque ma technique m'oblige à cumuler les couches fines, très fines de peinture. Obligé de patienter le temps que ça sèche donc.

Et suivant l'épaisseur que je pose, certaines sèchent plus vite que d'autres et un décalage de couche se crée entre toutes les peintures. Je vois donc les tableaux avancer à différentes étapes et ça m'encourage.

Parce que patienter des fois, c'est dur...

mardi 5 mai 2009

Expliquer

On me demande parfois ma démarche, ce qui me pousse à peindre ou le cheminement d'une peinture, pourquoi ça et pas autre chose. Et là... soit gros blanc ou bien l'explication peut prendre des jours voir des mois.

Difficile de résumer le cheminement mental en rajoutant un peu de vécu et d'expérience, qui fait que j'en suis arrivée là. Ça serait comme une succession de petites choses qui s'enchevêtrent, se mêlent et s'imbriquent à l'image de briques justement qui au final font un mur.



Sauf que le mur évolue sans cesse, au fur et à mesure que je le monte, que je rajoute une brique ou que je change le mortier. Alors l'explication reste souvent en suspend, inachevée, incomplète. Et puis qui comprendrait tellement ce que j'ai en tête bouillonne sous le feu de l'ivresse pictural et animal ? La retranscription, ma traduction sous forme de mots n'est pas forcément des plus justes. Il est délicat de trouver la tournure juste, précise, adéquate, exprimer ses émotions, ses attentes et ses envies.

lundi 6 avril 2009

Regard à l'huile... fin

Je ne compte plus les couches de peintures qu'il a reçu, peut-être 4 ou 5.
C'est drôle, il y a quelques mois encore je n'osais plus toucher un pinceau. A présent, je prend énormément de plaisir, sauf les premières minutes où il faut le prendre ce fichu pinceau... oui je pourrai faire plus simple mais ça ne serait pas marrant.

Ce que j'aime dans ma technique c'est la transparence des différentes étapes superposées qui laissent entre-voir la couche précédente. Une accumulation de teintes, de trait qu'il faut prévoir, anticiper pour créer le volume.

mercredi 1 avril 2009

Quand il faut se lancer

Lorsque j'étais plus jeune, je pensais que plus on avançait dans la vie, moins on avait peur. Peur de tout ce qu'une vie peut nous apporter comme angoisse : l'échec, la nouveauté, l'inconnu, la mort, etc. En vieillissant, je me rend compte qu'il n'en est rien. Je trouve la peur plus sournoise voir même plus violente parfois.
Alors qu'en est-il de la sagesse que l'on acquiert soit-disant avec l'âge ? Elle existe, malgré ça, je pense. On réfléchie plus justement ou mieux, peut-être de manière plus posé aussi. C'est ce qui nous fait relativiser sûrement.

Quand à la peinture, à chaque fois que je prend le pinceau, ou plutôt non juste avant de le prendre, lorsqu'il faut s'y mettre, à cet instant précis que parfois ou souvent je recul, j'ai peur justement. Un mélange de tout ce que j'ai cité, sauf la mort, bien sûr. Plus je peins, moins cette frousse me quitte. On pourrait pourtant croire le contraire.
Alors pour la contrer, je fais le vide dans mon esprit, je demande à mes pensées de quitter sur le champs mon cerveau embué. Souvent ça fonctionne. Et je continue.

mardi 24 mars 2009

Regard à l'huile 2e...

J'ai repris le petit regard. Deuxième couche légère pour ne pas perdre l'intensité des couleurs.

J'aime l'huile mais c'est toujours frustrant de devoir arrêter une couche pour laisser secher... parfois je n'ai pas beaucoup de coup de pinceau à mettre mais je dois stopper tout de même pour éviter de salire les couleurs entres elles. Heureusement, plus la couche est maigre, c'est à dire diluée avec un solvant, plus elle sèche rapidement. Au contraire, plus je m'avance dans les couches grasse donc mélangée avec de l'huile pur, plus c'est long.

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