Résumer la vie tumultueuse et trépidante de Shanghai à une photo est très certainement réducteur. Mais dans celle-ci on peut dire qu'il y a pas mal d'indices sur ce que peut-être la ville.

Je commencerai par le linge invariablement étendu à même la rue. Un classique. C'est simple, je ne vois même pas quand je passe devant une paire de chaussette, un jeans ou des slips kangourous. Mon quotidien. Ca ne me choque même plus.

Ensuite les vélos, tous usés jusqu'à la corde, rouillés à force de tremper dans l'air humide à longueur d'année, costauds pour résister au poids de chargements hors norme CE. On en voit partout, tout le temps, il y a même des parkings "spécial vélo" sur les trottoirs, tous alignés en rang d'oignons. Par contre un conseil, le vol de vélo étant très courant, voir même un sport national, mieux vaut éviter le dernier VTT de chez Décathlon tout option et opter pour un recyclage déjà validé avec quelques kilomètre au compteur...

Enfin la vie dans la rue par tous les temps. Les rues désertes ici, on ne connait pas. Bien sur la vie nouvelle qui empile les gens en hauteur ne favorise plus cette proximité chaleureuse.

Sur les trottoirs juste devant les maisons qui ont la chance d'être encore debout, les Chinois parlent, mangent, font leur sieste sous la chaleur écrasante de midi en été, regarde même la télé pendant les soirées douces d'automne, les enfants jouent, les adultes travaillent... C'est vivant et ça fait un bien fou.