Sensations équestres

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dimanche 4 juillet 2010

De la pratique

Après 4 mois de sevrage équin, je profite pleinement avec le beau soleil d'été de ma nouvelle grise rondouillarde. Après son débourrage réussie du mois de février réalisé par une copine (avec ma très petite aide), je n'avais pas posé mes fesses dessus avant mon départ. Je ne suis pas du genre pressée dans ce cas là, je préfère bien faire et prendre le temps.

De retour et toujours pas pressée (mais avec une grande envie), j'ai refais connaissance avec ma belle, je voulais reprendre mes marques avant de faire le grand saut ou plutôt la grande enjambée.

J'ai donc commencé par le travail à pied avec comme support le dernier né de Véronique de Saint Vaulry : Communiquer avec son cheval, 5e édition. Enrichi de réflexions et de pistes concrètes sur des problèmes bien d'actualités comme par exemple le travail dans le rond, c'est un livre de chevet pour moi !

La première chose sur lequel il fallait que je travaille : le respect. Ma belle est très gentille mais... collante, un peu trop collante ! C'est un atout mais en attendant, il faut qu'elle apprenne à faire un peu plus attention à moi. Je ne suis pas qu'un distributeur de pomme-carotte que diable !

Avec le début du chapitre 2 en tête, me voilà partie avec mon licol, ma grande longe et mon stick. La belle apprend vite, très vite, elle comprend mais cherche parfois à transgresser autrement le contrat ! Le plus drôle a été lorsque je lui avais demandé des distances lors de la distribution de carotte. Face à elle, je lui demande de reculer puisqu'elle était largement trop prés. Elle s'exécute mais elle est bien embarrassée, la carotte est plus loin... Peu importe ! Elle allonge le cou tel une élégante girafe et la voilà qui me secoue son nez devant moi pour me quémander la friandise ! Ah mais que pouvais-je dire ? Rien. Elle avait respectée le contrat que je lui avait demandé ! La maline !

samedi 14 novembre 2009

Mon bien-être équin

Aujourd'hui, par une belle journée ensoleillée, j'ai remis mes fesses sur le dos de ma jolie jument qui était en convalescence.

C'est fou comme on fait vieux couple qui se connait par coeur. Je retrouve ma place comme dans un vieux fauteuil qui garderait l'empreinte de mon corps. Je suis à ma place, je suis bien, mes gestes sont réflexes, je sais ce qu'elle va faire, comment et pourquoi. Je la lis comme elle doit me lire, ce qui implique qu'elle en profite bien aussi. Mais elle est d'une gentillesse qu'elle n'en profite même pas tant que ça finalement et pourtant elle est plutôt dominante comme si elle avait compris qu'il s'agissait d'autre chose entre nous.

C'est idiot, les chevaux ne fonctionnent pas comme ça. Peut-être est-ce l'âge, elle me "passe" mes erreurs d'humains qui communique "cheval".

vendredi 28 août 2009

De la pratique

Mes récentes lectures me passionnent. Mais pour le côté pratique, je ne savais pas vers quoi me tourner. J'ai alors trouvé les DVD de Philippe Karl "Dressage Classique" et commencé à visionner le volume 1 : "l'école des aides".

Il commence par le travail en longe.

Jusque à présent, j'ai toujours fait tourner ma jument en longe... en rond, classique. Sans enrênement (sauf quelques séances en gogue pour aider à la remuscler après son poulinage) et pour l'échauffer avant de monter ces derniers temps, je la tournais quelques minutes. Je trouvais que ça avait l'avantage aussi de poser, vérifier, confirmer les ordres vocales et le respect. Mais je trouvais ça d'un barbant...

Jusqu'à ce que Philippe Karl explique sa façon de faire. J'ai de suite appliqué ces recommandations que je trouvais très pertinents. Notamment le fait de ne pas se cantonner à tourner en rond mais utiliser les lignes droites aussi. C'est pas grand chose mais ça multiplie les possibilités et évite l'endormissement du cheval. C'est simple, fallait y penser.
Pareil pour les changements de main. Pourquoi à chaque fois arrêter le cheval, changer de main et éventuellement l'enrênement de côté suivant le matériel utilisé, remettre le cheval sur la piste... etc. L'inculquer au cheval en mouvement est tout aussi efficace voir bénéfique. C'est une manière de travailler le respect, de garder le cheval attentif.

Nouveauté peut-être oblige, ma jument s'est très bien comportée suite à ma mise en pratique de ces "astuces". J'ai gagné en attention, je gagne aussi en subtilité. Mes demandes doivent être précises et justes, j'ai corrigé des mouvements parasites, j'en corrige encore après 3 séances. Je suis carrément convaincue !

jeudi 11 juin 2009

Journée verte

Aujourd'hui, visite à ma jument. Après une petite séance à pied, elle a brouté et moi j'ai pique-niqué. Cette tablé particulière pendant laquelle s'échangeaient juste les bruits de mâchoires entamant le sandwich ou l'herbe, n'a été perturbé que par le cuicui des oiseaux et le vent qui met les cheveux et les crins en bataille.

Puis on a travaillé en selle et le ventre plein toutes les deux.

Ensuite retour dans son sanctuaire parmi sa troupe de copines. C'est la chef alors elle se réserve son seau de friandises et les autres ont tout juste le droit de la regarder. Privilège de la hiérarchie animale très respectée. Il n'y en a pas une qui a bronché, attendant les restes, si il y en a.

Je suis restée discrète, assise dans l'herbe et sous le soleil, à les regarder brouter, marcher, vivre. De temps en temps, j'avais des yeux rivés sur moi pour m'observer tout en continuant à manger ou bien des naseaux venaient m'effleurer le pied, la main, le bras. Enfin je suis repartie, les laissant dans leur univers tout vert.

lundi 25 mai 2009

Séquence détente et bien être

Après une bonne séance de travail, rien ne vaut un bon massage de dos dans l'herbe verte et tendre, chauffé par le soleil.

jeudi 23 avril 2009

Une belle journée

Le printemps me met de bonne humeur. Toute cette jeune et tendre verdure, ces fleurs renaissantes, les odeurs oubliées de l'année passée me remplissent d'allégresse. Adieu hiver froid et palot ! Sans regret.

Je crois que nos chevaux ressentent à peu de choses près les même émotions, pas pour les même motivations surement. Lorsque nous sommes partis à cheval, une copine et moi, nous sentions très bien le moteur trépignant sous nos fesses respectives.

A mi-chemin, nos destriers toujours bien chauds, nous avons pris l'amorce d'un chemin qui finit souvent en galop à cause de sa longueur qui n'en fini pas et de son bon terrain. Impossible de ne pas se laisser tenter. Et aujourd'hui, impossible d'échapper à la règle avec au menu et au choix : soit un galop lent avec saut de mouton à la clef pour ma part et besoin de retenir coute que coute; soit un galop rapide pour leur bonheur et notre paix. On s'est regardé et on a tout lâché...

800 mètres d'extase, de yeux qui pleurent dans le vent doux cinglant, de vitesse animal, de sabots tonitruant. Au bout, nous avions les rênes en guirlandes, moi les deux bras écartés tel Di Caprio sur le devant de son navire criant sa supériorité au monde, comme pour célébrer et remercier le Dieu des chevaux d'avoir conçu de telle créature.

Finalement, je me demande si ma peinture n'est pas une célébration de ce Dieu, avec le Cheval pour religion.

jeudi 9 avril 2009

Le printemps que j'aime tant

Temps superbe pour journée merveilleuse.

Nous sommes allées en balade ma jument et moi, en tête à tête sur les chemins de plus en plus vert. Il y avait un moment que nous n'étions pas parties seules alors mon destrier était un peu à l'affut de tout avec quelques hennissements bruyants pour tenter de capter les copines. J'ai alors, sans gène aucune, commencé mon monologue pour la rassurer. Elle écoute, met en route ses oreilles-radars et lorsque je parle, tourne une antenne vers moi quand l'autre garde le cap.

Elle était motivée et marchait d'un bon pas allant. Nous voici au trot, un bon trot que je retenais. Puis à nouveau au pas. La chaleur et l'excitation commençait à œuvrer sur son poil encore un peu épais.

Je pris un chemin très long et très droit légèrement montant que l'on prend souvent au galop. Elle le sait et commença à s'agiter, à trottiner. Je trouvais qu'elle était déjà assez excitée comme ça pour éviter d'en rajouter. Au lieu de me battre et malgré l'hackamord, j'entama une épaule en dedans pour la faire ralentir et repasser au pas. Et bien sûr, elle me sorti sa plus belle épaule en dedans au trot qu'elle ne m'a jamais faite ! La bourrique ! Non seulement elle le fait très bien mais avec une aisance digne d'une danseuse étoile sabotée. J'ai savouré tout de même ce moment, en prenant note qu'en extérieure, elle est plus motivé qu'à tourner en rond en carrière... logique certes, mais travailler sur les chemins avec des champs semés de part et d'autre, n'est pas simple.

Et puis elle a fini par repasser au pas, un pas très franc, mais au pas tout de même. Je l'ai même laissé prendre quelques herbes tendres au passage. Elle a apprécié et a oublié le galop. Elle a continué à brouter de ci de là tout en marchant.

Au bout, le chemin donne sur une hauteur où l'on domine une petite vallée avec un village en contre bas, on a amorcé la descente, légère, mais le panorama est superbe alors j'ai arrêté ma jument et je suis descendue pour prendre des photos. Elle semblait regarder le paysage avec moi. Un paysage de couleurs vives surplombant les maisons sur fond de collines bleutées.

Puis nous avons pris le chemin du retour, ressourcés.

jeudi 26 mars 2009

La jument volante

Aujourd'hui, belle journée un peu fraiche, ma jument s'est allègrement prise pour une pouliche de 3 ans. Elle avait décidé de poser le moins possible les sabots par terre... je ne sais pas, un pari avec ses potes d'écurie, une vielle superstition du genre toucher le moins d'herbe possible avec ses sabots ? A moins que ce ne soit tout simplement l'air du printemps qui lui a donné des ailes ?

C'était une sortie un peu sportive mais j'aime la voir pleine d'énergie, virevoltante, joyeuse, vivante.

Et puis les chevaux c'est comme les enfants, ils ont besoins de repères. Ma jument aime les petits rituels, le seau de carottes-pommes en fait partie. Elle attend son seau sagement, ne perd pas une miette de mes gestes et quand je pointe mon nez avec le seau, le couteau et le sac rempli de bonnes choses, si elle n'était pas attaché, elle me sauterai dans les bras. J'ai le droit à son plus bel ébrouemment de contentement et rassurée qu'il soit toujours au rendez-vous. Et puis c'est l'heure de la dégustation bien mérité. Retour au box, au calme. Carresse. Je sens son odeur familière et puis je repars.