Hier, dans une grande ville du sud ouest, un peu au dessus des Landes, célèbre pour ses coteaux verts habritant des milliers de petites billes rouges cintillantes... hier donc, dans la chaleur et
au détour d'une rue, une tête de cheval, comme un trophée, tronait au dessus d'une porte cochère.

Issu d'un autre age, d'une autre époque peu éloignée pourtant mais si dépassée. On devait venir ici pour faire changer les fers ou réparer ceux bringballant mais encore vaillant. Que de coups sur
l'enclume, de bruit de forge, de rouille ou d'odeur forte de corne peut être...
Hier après-midi, hippodrome d'Auteuil. Temps maussade, très froid... ça n'a pas empêché les purs-sangs de courir après leur victoire avec ou sans jockey !
Je les trouve toujours aussi athlétiques comme les lévriers pour le chien. Le ventre est si fin, les jambes hautes et graciles, le muscle saillant, le trot léger, l'oeil vif, l'allure haute.
Pour répondre au commentaire de Lou, un hackamore est une embouchure sans que rien ne vienne dans la bouche du cheval. Elle agit par pression sur le bas du chanfrein avec la gourmette qui bloque
l'effet de levier. Il existe plusieurs sortes d'hackamore avec une plus ou moins grande dureté (il peut être carrément violent).
- Le plus simple et le plus "doux" est celui en photo (la seule que j'ai sur laquelle on voit bien l'engin :-), avec des branches courtes. On peut adoucir ou durcir l'action en changeant la
muserolle (en cuir, en corde, peau de mouton...) et la gourmette (chaînette, cuire...).
- Le plus dur (et il faut bien faire attention à son action particulièrement sévère sous peine de se retrouver dans des situations catastrophiques de cabrer, retournement et j'en passe, à la
première utilisation) est celui à longue branche. En effet, plus les branches sont longues, plus l'effet de levier est important, plus le cavalier a de force et plus ça comprime le chanfrein et
donc plus ça fais mal... CQFD :-)
Il est important de bien ajuster l'hackamore pour ne pas comprimer les naseaux lors de son utilisation et ainsi bloquer la respiration ou "casser" le nez du cheval. Il doit reposer sur le bas
du chanfrein et bien au dessus des naseaux (là où s'est dur). Une fois en selle, le cavalier restera reines longues. Il peut arriver que l'on ai besoin de retenir son cheval et dans ce cas, il faut
bien doser le contact quitte à prendre/relacher comme avec le mord pour ne pas trop appuyer dessus. Après ça dépend aussi du cheval et de son éducation. J'ai vu des chevaux qui n'en avait rien à
faire de l'hackamore et qui trimballait leur cavalier comme si le malheureux essayait de contrôler l'animal avec une ficelle invisible... mais il faut dire que ce même cheval était très dur de
bouche.
J'ai entendu dire qu'on ne pouvait pas faire grand chose avec un ce type d'embouchure. C'est certes peu précis mais je fais des rênes d'appuis sans souci. C'est comme tout, je pense qu'il faut
apprendre à répondre à de petites sollicitations.
Je ferais plus de photos quand j'en aurais l'occasion pour bien voir le fonctionnement et les différente sortes d'hackamore.


Je vous présente mes hirondelles à moi (Voir l'
article de PAM pour comprendre... :-)). Nos bons vieux pigeons des villes viennent se bronzer les ailes sur le haut des anciennes cheminées. Paix royale, belles vues, ils sont toujours mieux que sur les trottoirs gris et sales des rues encombrées dodelinants des fesses pour éviter nos pas pressées.
Ma vue n'a rien à envier à nos belles campagnes mais certains se décarcassent pour nous offrir un espace verdoyant d'où l'on peut ne pas perdre de vu le cycle de la nature. On voit d'ailleurs déjà les jolis bourgeons pointant le bout de leur nez d'un joli vert-jaune bien tendre. Vive le printemps !
Enfin bref... mes hirondelles rondouillardes et grises me plaisent bien, j'aime les voir dormir sur leurs nids oranges improvisés. Ils se gonflent et rentrent leur coup lorsqu'il fait froid ou que la pluie tombe verticale et glaciale, nettoient leurs plumes quand le soleil réchauffe le corps et roucoulent doucement le matin quand ma fenêtre est ouverte. Ils sont certes moins gracieux et plus sales mais, avec les plus petits oiseaux qui, certaines fois, se posent sur le balcon, se sont les seuls animaux du coin !
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