Il est des rencontres à l'improviste dans des endroits où l'on ne s'y attend pas.
Apparition équine suspendue sur mur fleuri.
Au mois de février dernier, il faisait un temps de rêve, j'avais pris cette statue en photo près du parvis de Notre-Dame de Paris.

Charlemagne et ses Leudes, œuvre des frères Charles et Louis Rochet, installée en 1882.
En voici son histoire :
"Louis et
Charles Rochet se lancent en 1853 dans la création d’un Charlemagne à la suite de deux autres statues équestres : Don Pedro Ier, à Rio de Janeiro, et Guillaume le Conquérant, à Falaise. L’œuvre
figure dans sa version en plâtre à l’Exposition Universelle de 1867 et, en bronze, à celle de 1878 comme chef-d’œuvre de la production des fondeurs Thiébaut. Exaltation de l’image impériale sous le
Second Empire, le groupe continue d’impressionner comme réussite majeure de la fonderie d’art parisienne.
En 1879, le Conseil municipal autorise l’exposition de la sculpture sur le parvis de Notre-Dame mais elle n’est mise en place qu’en 1882 sur un châssis de bois recouvert de toile et demeure dans
ces conditions provisoires pendant vingt-six ans. En 1895, la Ville de Paris acquiert finalement le monument, en dédommageant les fondeurs du seul prix du bronze.
En ajoutant les deux figures en pied d’écuyers (Roland et Olivier), les frères Rochet enrichissent la forme traditionnelle du groupe équestre en multipliant les axes de composition et les points de
vue. L’intérêt du monument réside aussi dans sa recherche de vérité historique, reproduisant fidèlement des modèles supposés originaux, comme L’épée Durandal du musée de Madrid ou La couronne de
Nuremberg, conservée à Vienne."
J'aime particulièrement cette sculpture par la force qu'elle dégage, sa taille, l'attitude de défense du cheval, tendu et puissant, qui contraste violemment avec son rendu lisse et doux.
Pierre Louis Rouillard (1820 - 1881) : Cheval à la herse, bronze monumental de 1878, parvis du musée d'Orsay.
Pour en savoir un peu plus, c'est pas ici...
Mercredi 28 novembre 2007

Si il y a une
sculpture surprenante c'est bien celle de Jeanne d'Arc sur la place des Pyramides à Paris. Elle est impressionnante et très bien réalisée certes mais ce n'est pas ça qui m'a interpellé. Il y a
qu'elle est dorée. Oui juste ça. Dorée. Je vous assure que de jour, elle parait limite irréelle comme une apparition (pour une représentation de Jeanne d'Arc c'est plutôt bien vue, admettez !). Et
puis la nuit, je me suis dit qu'elle avait bien sa place. Les illuminations des façades alentours jouent avec la dorure du bronze qui scintille sous les feux des voitures. Elle n'est pas apparition
mais émotion. Un bras tendu tenant son drapeau, convaincante et convaincu, menant son cheval au trot, elle est debout sur ses étriers semblant parader pour une victoire prochaine ou déjà
remportée.
Cette sculpture est d'
Emmanuel Frémiet (1824-1910), sculpteur animalier connu aussi pour le Saint
Michel placé au sommet de la flèche du Mont-Saint-Michel.
Cela fait longtemps que je passe devant. Je ne m'étais pas posée plus de questions que ça. Et puis la dernière fois, je l'ai regardé autrement et ai fini par la prendre en photo malgré son triste
état.
Après des recherches, j'ai pu trouvé son histoire même si le texte ne parle pas de la ville de Fontainebleau mais celle de Maison-Laffitte. Or je suis sûr que c'est de la même sculpture dont il
s'agit puisqu'il y a bien le nom de "Dollar" dessus.
L'étalon Dollar joua un rôle très
important dans la fondation de l'élevage du pur sang en France. [...] Mâle bai, il naquit en 1860 au haras de Viroflay chez son éleveur Auguste Lupin. [...] Bilan des trois campagnes de Dollar : 19
courses, 8 victoires, 5 fois 2ème, 3 fois 3ème et 3 fois non placé.
Entré à 5 ans au haras de Viroflay, Dollar y mourut en décembre 1886 après avoir effectué une remarquable carrière de reproducteur. [...]
De petite taille (1m. 58), Dollar avait pour caractéristiques, aux dires des spécialistes de l'époque, de l'espèce, des membres légers mais très nets, des aplombs parfaits à l'exception de genoux
creux, une épaule superbe, l'avant bras musclé, un dessus admirablement fait, une arrière main très puissante mais des jarrets droits que l'on rencontre chez les descendants de Flying Dutchman et
qu'il a souvent légués à ses produits [...].
Dans le parc de Maisons-Laffitte, [...], on peut voir la statue en fonte bronzée d'un cheval avec, gravé sur le piédestal, "Dollar". Cette statue, portant la signature du sculpteur animalier
Pierre-Louis Rouillard, ne constitue pas la réplique du cheval d'Auguste Lupin, mais représente le cheval anglais n° 150 (modèle créé en 1878) figurant au catalogue de la Société Anonyme des hauts
fourneaux et fonderies du Val d'Osne. Elle a été offerte en 1912 à l'Association Syndicale du Parc de Maisons-Laffitte par le propriétaire américain Frank-Jay Gould désireux d'embellir l'espace
situé devant sa belle demeure. Il fut décidé d'attribuer à cette statue le nom de Dollar, celui-ci ayant été le plus célèbre des chevaux d'Auguste Lupin, bienfaiteur de la ville [...].
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